11.06.2008
Nouveau: la vidéo-étude à prix abordable!
Flash info : Une méthode ethno-vidéo de qualité, enfin abordable !
-Qu’est-ce que l’ethno-vidéo ?
Une méthode qui consiste, en plus des entretiens classiques, à filmer vos clients-consommateurs « IN VIVO », en situation et dans leur contexte habituel d’utilisation, de façon à aller au-delà du déclaratif et du rationnel.
-A quoi sert-elle ?
Elle apporte un contenu beaucoup PLUS CONCRET pour tous les tests ergonomiques d’utilisation d’un produit, mais aussi pour tous les bilans et les recherches en innovation qui cherchent à mieux connaître le vécu et l’environnement du client-consommateur.
Elle sert aussi, en interne, à mieux s’approprier et transmettre les résultats d’une étude, en remettant la parole et la réalité du client-consommateur au premier plan, mieux qu’une citation.
-Comment s’applique-t-elle ?
La méthode est souple et peut se décliner de plusieurs manières : en TEST ERGONOMIQUE d’utilisation ; en OBSERVATION à domicile ou sur le lieu d’utilisation habituel ; en reportage ou « VIDEO-JOURNAL » tenu par la personne pendant plusieurs jours ou plusieurs semaines.
-Qu’obtient-t-on comme document, à la remise des résultats ?
L’étude complète donne lieu à un VIDEO-RAPPORT, qui alterne une présentation des principaux résultats sous Powerpoint, avec leur illustration vidéo.
L’étude-focus permet de livrer un document PowerPoint d’analyse et de synthèse plus classique, avec un MODULE VIDEO supplémentaire pour la séquence filmée.
Dans les deux cas, ces nouveaux rapports multi-média sont livrés sous forme de Cd, et sous forme de film-Dvd de plus haute qualité, avec les rushs montés en annexe.
-Quel matériel et quels moyens sont utilisés?
Pour recueillir des réactions spontanées et éviter toute mise en scène, le matériel doit se faire oublier. Le progrès le permet enfin: pas de cameraman supplémentaire, de gros matériel, de lumière additionnelle ou de perche-micro. Nous réalisons un entretien classique, en utilisant des petites caméras numériques choisies pour leur discrétion et pour leur qualité optique.
-Quel coût, quel prix ?
Le choix d’un équipement léger, et d’un montage entièrement réalisé en interne, permet enfin de proposer un prix abordable, comparable au prix d’une étude qualitative, avec un surcoût d’à peine 5% à 15 % selon qu’on applique la méthode entière, ou en focus. Pour une richesse d’information supplémentaire, pour enfin voir vos clients, et un bénéfice concret irremplaçable !
-Quelle expérience et quelles compétences avons nous acquise?
En vidéo, Claire Couratier et Christian Miquel maîtrisent les techniques de prise de vue et de montage, en ayant déjà réalisé un documentaire pour France Ô et plusieurs court-métrages
Parmi nos derniers clients, les Fromageries BEL et NESTLE nous ont déjà fait confiance et ont pu profiter de ces nouvelles vidéo-études.
17:58 Publié dans Actualité des méthodes | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.05.2008
Pourquoi ce blog?
Parce que nous aimons notre métier, nous avons décidé de lui dédier ce blog pour mieux le faire connaître et susciter un débat.
En plus de réflexions méthodologiques ponctuelles, nous avons décidé d'y ajouter régulièrement du contenu sur les études qualitatives, que nous tirons notamment de notre dernier livre écrit avec Claire Couratier : "Les études qualitatives: théorie, pratique, application, méthodes" (Harmattan, 2007). Alors, n'hésitez pas à donner votre avis pour que ce blog devienne un objet et un prétexte aux débats!
09:15 Publié dans Actualité des méthodes | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note
Un peu d'histoire...
Une enquête, c'est dès le départ une recherche pour mieux comprendre le monde environnant et pour résoudre un problème, avec toute la complexité humaine que cela implique. C'est ce que nous rappelle l'histoire...
C’est en effet en Grèce, au VIe siècle avant le Christ, qu’apparaissent, à côté des premiers philosophes, des « écrivains en prose » ou « logographes » dont l’activité principale est d’observer le mouvement des astres, de recenser les récits des navires sur les contrées lointaines, mais aussi les mythes et filiations supposées divines des principales cités et familles de nobles. Les seules traces qui nous restent de ces premiers personnages se livrant à un début d’enquête rationnelle sur ce qui se passait autour d’eux, sont les fragments d’Hécatée de Milet qui a écrit un «Tour de la terre » (ou Périégesis), qu’il commence par une recommandation de prudence méthodologique invitant à ne pas tout croire : « J’écris sur ce que je crois être vrai ».
Hérodote ne se privera pas de critiquer et de ridiculiser les naïvetés de ces premières enquêtes ioniennes, en écrivant neuf livres « d’enquête » (historiaï), relatant le récit des guerres médiques. Il s’efforcera d’en livrer un récit faisant fi de légendes et gestes héroïques, en s’appuyant sur ses propres observations, recherches et recoupements des diverses sources, en mettant le lecteur en garde contre des détails qu’il n’a pu vérifier personnellement.
Le mot grec qu’il emploie et qu’on a pris l’habitude de traduire par « enquête », et d’où provient notre mot « histoire », montre le lien intime qui existe, dés l’origine, entre l’enquête et la reconstitution historique du phénomène observé: « historiè » signifie en effet en dialecte ionien originel « recherche, exploration », d’où « connaissance ».
Si Hérodote est le premier à avoir utilisé le mot « enquête » pour définir son activité historique, c’est Thucydide qui passe pour son représentant le plus célèbre, et pour avoir véritablement fondé la discipline historique telle qu’elle se pratique encore de nos jours. Il relatera l’histoire de la guerre entre les Péloponnésiens et les Athéniens dans son livre « d’enquête » (ou d’Histoire), en établissant une hiérarchie des faits, écartant les péripéties et le fabuleux, en chassant autant que possible son opinion personnelle, et en transformant le déroulement du conflit en un récit universel invitant à méditer sur les invariants de la condition humaine, qu’il nomme « anthropeïon », fondant ainsi la première forme d’anthropologie.
Avec lui, pour la première fois, l’enquête objective se double d’une recherche des explications et motivations subjectives des différents acteurs concernés, en s’appuyant sur les prémisses d’une psychologie ou anthropologie humaine.
Quelle plus belle définition de l’ enquête qui, nous ne devrions pas l’oublier, est étymologiquement parlant, dès les Grecs, une recherche et une exploration, un recueil d’informations, avec une dimension anthropologique permettant d’accéder à une nouvelle connaissance…
Quelles réflexions cet aperçu historique vous inspirent-elles ? N'hésitez pas à nous le dire, en faisant le lien avec aujourd'hui!
09:10 Publié dans histoire des études qualitatives | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note

